MAA-VYARA UHEKE, pour le bien-être des femmes en âge de procréer et des enfants burundais

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Une association des sages- femmes est née pour sauver des vies humaines au Burundi. C’est une initiative des jeunes burundais engagés dans la promotion de la santé mère-enfant et qui, selon ce blogueur et journaliste burundais, est à saluer.

Elle est fondée en Octobre 2017 par la première promotion de Sages-Femmes de l‘Institut Universitaire des Sciences de la Santé et de Développement Communautaire de Bujumbura au Burundi.

Ces jeunes burundaises et burundais se veulent, d’une part apporter une assistance et un suivi médical aux femmes en âge de procréer. D’autre part, ils veulent assister les enfants de moins de cinq ans et les adolescents. Voici The Midwife in Action’s Association (M.A.A-Vyara uheke), l’association qui s’est donné la mission de contribuer à la réduction de la mortalité materno-fœtal au Burundi.

« Les Sages- Femmes sont un pilier nécessaire pour l’amélioration des conditions de santé des femmes« , fait savoir Augustin Harushimana, le représentant légal de cette association.

Ensuite, il révèle que M.A.A-Vyara uheke s’est donné comme objectif la contribution au développement de la santé la mère et de l’enfant. M.A.A-Vyara uheke travaille à renforcer les capacités des Sages-Femmes afin d’assurer une prise en charge de qualité pour la réduction de la mortalité materno-fœtal au Burundi.

Il faut noter qu’au Burundi cette initiative va garantir à chaque femme en âge de procréer et son nouveau-né un accès aux soins de santé de qualités prodigués par les Sages-femmes.

D’où est venu la motivation ?

Augustin Harushimana affirme ce qui suit. Comparons les effectifs des ressources humaines en Santé par rapport aux normes édictées par l’OMS. Le Burundi note une insuffisance des Sages-Femmes.

En effet, le Burundi compte plus de 1389 Sages-Femmes diplômées jusqu’en avril 2020. Par contre, seulement 246 Sages-Femmes diplômées travaillent dans le secteur de la santé publique et le secteur privé de la santé à tous les niveaux.

Ainsi, on estime 1 Sage-femme sur 27.080 habitants contre 1 Sage-Femme sur 5000 femmes en âge de procréer.

De plus, il existe 334 décès pour 100.000 naissances vivantes en 2016-2017, selon une troisième Enquête Démographique et de Santé au Burundi (EDSB-III).

Toutefois, le représentant de MAA-Vyara Uheke rappelle le travail à faire pour atteindre la cible 3 des Objectifs de Développement Durable. Il s’agira de réduire à l’horizon 2030, le taux de mortalité néonatale et infanto-juvénile respectivement à moins de 12 et 25 décès pour 1000 naissances vivantes (NV). De même, il faut réduire le taux de mortalité maternelle à moins de 140 décès pour 100 000 NV, ce qui semble laborieux pour le Burundi.

Alors où réside la contribution de MAA ?

Un jour je me suis rendu au petit séminaire de Kanyosha, un quartier du Sud de la capitale économique, Bujumbura. J’y suis allé pour y donner du sang. J’ai été bien accueilli par des jeunes filles et garçons dynamiques et souriants de MAA-Vyara Uheke.

Ce sont ces jeunes de MAA-Vyara Uheke qui ont organisé l’opération de don de sang. Ces même jeunes se chargent du suivi, en collaboration avec le Centre National de Transfusion Sanguine, CNTS.

Ainsi, la collecte de Sang soutient favorablement la prise en charge des femmes pendant l’accouchement. MAA-Vyara Uheke offre une assistance sociale relativement aux accouchements dans différents centres de santé.

MAA-Vyara Uheke appuie sur le plan médical différents centres de santé. Cet appui consiste en des prestations de soins, formations , recherches et conférences tant internationales que nationales. La même association facilite également les visites des diffèrentes universités pour les étudiants et étudiantes sages-femmes et l’organisation d‘activités de sensibilisation.

Être sage-femme au Burundi, un métier qui ne manque pas d‘imperfections.

Tout d’abord, selon Augustin Harushimana, il existe un nombre considérable de sages-femmes au chômage au Burundi. On peut compter plus de 1300 sages femmes sans emploi au Burundi. À cela s’ajoutent les irrégulatités qui se constatent dans leurs prestations.

Ensuite, il n’y a pas un organe de régulation de la profession. C’est-à-dire un ordre des sages-femmes au Burundi. La profession est, selon lui, non représentée dans les organes de prise de décision auprès du Ministère de la santé publique et lutte contre le Sida.

Enfin, le decouragement des sages-femmes et étudiants sages-femmes vient s’ajouter au manque de partenaires techniques et financiers. Cette situation inquiète l’association.

Harushimana recommande au gouvernement de mettre en place une organe de régulation. Cette dernière sera régie par des lois. Cet organie permettra d‘harmoniser la formation de la sage-femme en collaboration avec le Ministère de l’Education Nationale.

Il faut ajouter à ces fonction de l‘organe de régulation le recrutement des sages-femmes au chommage. Ceci va contribuer directement à réduire le nombre des femmes qui meurent pendant l’accouchement et les décès néo-natals.

A la population, Harushimana demande de s’informer sur la profession de sage -femme. Mais également, la population doit réclamer la mise à disposition de sages-femmes pour le suivi de la sante mère-enfant

Quant aux jeunes filles et femmes, elles doivent reconnaitre le rôle de la sage-femme. Pour une santé sexuelle et reproductive saine, elles doivent consulter les sage-femmes chaque fois en cas de besoin et suivre de près leurs conseils .

 

Par Dieudonné Ndayizeye

 

 

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