FIADI initie 40 jeunes filles aux métiers d’ingenierie

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Dans le but de contribuer à l’autonomisation financière de la femme, FIADI (Femmes Ingenieures Actives pour le Développement Inclusif) organise un atelier de renforcement des capacités en maçonnerie, plomberie et en production de l’énergie renouvelable à 40 jeunes filles qui n’ ont pas eu la chance de continuer la scolarité. Elles  en jubilent .

 

Il est 10 heures du matin à Kinindo au sud-ouest de Bujumbura la capitale économique du Burundi. Ce mercredi les activités se déroulent au CEPRODILIC (centre de production et distribution de la littérature chrétienne) sis à Kinindo à 10 heures du matin .

 

Classées en groupes suivant les metiers, 40 jeunes filles apprennent la plomberie, la maçonnerie et la production de l’énergie renouvelable à partir des déchets organiques.

Pour Jeanette Kaneza, présidente de FIADI, ces filles proviennent des différentes provinces. IL s’agit de Ruyigi, Cankuzo, Mwaro, Rumonge et Bujumbura. Comme elles n’ ont pas eu la chance de continuer les études, ces métiers les aideront à satisfaire leurs besoins.

 

Outre la couture, la fille se verra exercer d’autres métiers?

 

Méthode Ndayiragije assure la fonction d’encadreur lors de ces formations. Il fait savoir qu’à Rumonge d’où il est originaire, le métier auquel les filles sont habituées est la couture. lL’encadreur confesse:  » Chez nous plus de 80% de filles font la couture comme métier ».

Par contre, rassure Méthode Ndayiragije « avec ces renforcements de capacités organisés par FIADI, je crois qu’elles vont embrasser d’autres métiers comme la plomberie, la maçonnerie et la production de l’énergie renouvelable »

 

Les métiers dits masculins profitent-ils aux femmes ?

 

« À l’ heure actuelle cessons de croire à la masculinité ou féminité du travail, mettons en avant les compétences techniques », déclare Jeanette Kaneza. « Quand on apprend bien on réussit et du coup on arrive à satisfaire ses besoins », ajoute-t-elle.

Même son de cloche avec Julienne Ininahazwe ressortissante de Ruyigi :  » J’ ai été bloquée par le concours de la 9ème année, j’avais en tête le projet d’ élevage de poules. Je le trouvais impossible à cause du manque de fonds mais avec ces metiers je crois travailler puis grâce au salaire mon rêve deviendra une réalité. »

Signalons que la création des nouvelles filières techniques dans les zones rurales s’ est accompagnée d’ une forte expansion d’effectifs. Cette situation est le résultats d’ un fort engouement pour l’enseignement technique.

Néanmoins ce secteur fait face aux défis liés à la faible diversification des offres de formation, les difficultés d’ insertion professionnelle ainsi que l’ insuffisance d’enseignants qualifiés selon le Rapport national sur le développement humain 2019.

 

Par Christophe Niyongendako

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