VIH/SIDA, défis du travail social

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Cette décennie d’action se base sur le principe « ne laisser personne derrière ». Pour ce faire, la protection sociale prenant en compte le VIH au profit de personnes vivant avec et affectées par le VIH/SIDA, mérite pourtant une attention particulière.

En effet, malgré les nombreuses actions entreprises au nom du développement durable, on constate qu’il reste encore à faire et cela principalement dans la lutte contre la pandémie mondiale du VIH/SIDA. Pour ce faire, le traitement médical et l’intervention sociale doivent aller de pairs.

Accompagnement social et VIH/SIDA

Tout d’abord, prendre conscience des répercussions de nos actions et des risques qu’elles impliquent, formuler une vision de ce que nous souhaitons pour le futur de notre société planétaire et faire les choix qui conduisent au but souhaité sont les trois éléments qu’on peut comprendre du concept de Objectifs de Développement Durable (ODD).

En réalité, les interventions biomédicales, bien que très avancées, elles ne suffissent pas pour endiguer la pandémie de VIH/SIDA dans le monde.

Nous avons commencé par agir mais, la prise en charge médicale ne peut se concevoir sans la prise en compte du bien-être psychologique et social de la personne : d’où l’accompagnement social proposé et mis en œuvre par les travailleurs sociaux à l’endroit des personnes vivant avec et affectées par le VIH/SIDA.

En réalité, les travailleurs sociaux trouvent naturellement leur place dans le cadre de la lutte contre le VIH/SIDA. En effet selon ONUSIDA, « la riposte au sida promeut le droit à la santé, l’égalité des sexes, les droits fondamentaux, l’emploi et la protection sociale ».

La protection sociale prenant en compte le VIH/SIDA

La protection sociale constitue un élément clé dans l’atteinte des Objectifs de Développement Durable et encore plus important dans les actions de lutte contre la pandémie du VIH/SIDA en particulier et les Infections Sexuellement Transmissibles en général.

La triple corrélation qui existe entre la protection sociale, les ODDs et le VIH/SIDA, lorsqu’elle est bien maîtrisée, contribuera à mesurer correctement les moteurs de la propagation du VIH au niveau de la population mondiale afin de les éliminer.

L’objectif 3 du développement durable vise à permettre à tous de vivre en bonne santé et promouvoir le bien-être de tous à tout âge. Cela implique qu’il faut travailler à garantir un monde où tous les enfants naissent sans VIH, de parents en bonne santé et où tout être humain vivant avec le VIH reçoit le traitement, la protection et l’appui médico-social qui lui permettront de survivre, de grandir et vieillir en bonne santé.

En outre, nous devons sous assurer de construire un monde où chacun, quelle que soit son identité, ses choix, a accès à des services de prévention des Infections Sexuellement Transmissibles (IST) adaptés, à un dépistage volontaire et à un traitement abordable ainsi qu’à des services d’appui médico-social de qualité, notamment sur le plan psychosocial, médical, financier.

Il importe donc de rappeler qu’il est encore un défi d’en arriver au point où toutes les personnes, vivant ou non avec le VIH/SIDA, sont en mesure de jouir pleinement de la vie, depuis leur naissance jusqu’à leur vieillesse en passant par l’âge adulte, sans discrimination aucune, dans la dignité et l’égalité.

La protection sociale prenant en compte le VIH est une approche privilégiée qui va permettre aux populations vulnérables notamment les populations-clés de bénéficier d’une approche de service optimal. Cette approche privilégiée permet d’éviter la stigmatisation au sein de la société.

Il est donc essentiel d’avoir recours à un cadre fondé sur la protection sociale pour tenir la promesse d’amélioration de la santé du troisième objectif des ODD.

Par Diana Djohoungla

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