Tanganyika : entre protection et exploitation

Partager l'article

Share on facebook
Share on linkedin
Share on twitter
Share on email

L’Agence pour la promotion des investissements (API) au Burundi s’est réuni en atelier le vendredi 30 avril 2021 avec des responsables d’associations et des coopératives de pêche dans la province de Rumonge (Sud-Ouest du Burundi) afin de discuter de la protection de des espèces halieutique.

L’objectif de cette rencontre était de les sensibiliser pour que la pêche qui se fait dans le lac Tanganyika soit plus rentable. Mais « cet espace qui fait vivre des milliers d’individus a besoin d’être protégée », selon des experts en environnement.

« Les pêcheurs doivent se regrouper en association pour obtenir de bons résultats car l’union fait la force ». L’appel a été lancé par Consolateur Nitunga, gouverneur de la province Rumonge. C’était dans son discours d’ouverture de cet atelier.

« Rendre la pêche plus rentable afin qu’elle contribue de façon significative à la croissance économique, faciliter et moderniser la pêche sur le lac Tanganyika, faire des premiers pas de l’industrialisation du secteur de la pêche au Burundi », étaient des objectifs principaux de cet atelier.

Selon Serges Nsabimana qui a représenté le Directeur de l’Agence pour la Promotion des Investissements, « le secteur de la pêche  est l’un des secteurs qui peut booster l’économie nationale d’une façon considérable notamment par l’accroissement de la production dans le lac Tanganyika.

L’on doit pratiquer une pêche « rationnelle » qui, selon Madame Marwa , Directrice Régionale des pêches, et de l’aquaculture  de l’autorité du lac Tanganyika, apporterait une bonne proportion en terme d’avantages économiques d’une part et de conservation des ressources à long terme d’autre part.

En s’alignant avec l’objectif 14 de développement durable, cette rencontre doit conduire à garantir des eaux saines en faveur de la sécurité alimentaire, la nutrition et les communautés résilientes.

Des causes de la baisse de la production
Les défis se trouvent à deux niveaux selon Gabriel Butoyi, président de la Fédération des pêcheurs et fournisseurs des poissons au Burundi : Côté gouvernement et côté pêcheurs.

Des pêcheurs utilisent encore des outils qui menacent les populations du lac dont les ndagala et les mukeke. Il s’agit entre autres des filets maillants qui contiennent des acides et qui tuent des vies aquatiques. La pêche au Burundi reste traditionnelle à tel enseigne que chacun se permet de s’y lancer.

Le défi se trouve au niveau législatif car, toujours selon M. Gabriel, la loi régissant la pêche au Burundi n’est pas actualisée.

« Jusqu’en 2015, la pêche au Burundi était régie par la loi des années 1932. Là un pêcheur était puni jusqu’à Cent Francs Burundais. Cette somme est actuellement insignifiant et permet aux pêcheurs de se comporter comme ils veulent », déplore le patron de la fédération. Il demande à actualiser les textes de loi pour la protection des espèces halieutique.

Le conseiller chargé de la pêche dans la Direction de la pêche au Ministère de l’Environnement de l’Agriculture et de l’Elevage, monsieur Rumbete Evariste tranquillise renseigne que : « Trois projets de trois lois y afférant sont déjà disponibles.»

D’autre part, le nombre de pêcheurs qui se sont lancés dans la pêche, du matériel qui n’est plus adapté a sensiblement diminué la quantité des poissons pêchés dans le lac Tanganyika, constituent des danger à la protection des espèces halieutique selon le président de la Fédération de pêcheurs et des fournisseurs des poissons au Burundi

Esaie Ntidendereza, il est chef de service à l’API (Agence pour la Promotion des Investissements au Burundi). Pour lui, développer la pêche au Burundi est une nécessité. « Le marché d’écoulement est trop vaste : Marché local (dix huit provinces du Burundi), marché régional (pays de la région de l’Afrique de l’Est) et international.

Le lac Tanganyika est partagé par la Tanzanie, la Zambie, la République Démocratique du Congo et le Burundi. Les produits de ce lac sont convoités par plus d’un, tant sur le plan local que sur le plan international.

Au Burundi, les activités de la pêche font vivre plus de cent mille personnes, rappelle le Gouverneur de la Province Rumonge. Il précise que cette activité reste la principale occupation des habitants et le moteur de développement de sa province située au Sud-ouest du Burundi.

Pour Marwa, « Ces pays qui partagent le lac Tanganyika ne devraient pas seulement y voir des poissons seulement. Ils doivent prendre des dispositions nécessaires pour protéger ses bassins versants. Cette Directrice Régionale des pêches, et de l’aquaculture  de l’autorité du lac Tanganyika suggère le traçage des courbes de niveaux, la plantation et la protection des arbres sur les montagnes surplombant le lac Tanganyika, et la protection contre les plastiques de toute sorte, … » pour pérenniser cette production dont ces pays veulent.

COMMENTS

WORDPRESS: 0

Abonnez-vous à nos articles

Recevez toutes nos actualités sur les ODD

Plus d'articles

Cam 4 SDGs

Myriam, éleveuse de bétail en Namibie

« Il n’est pas facile d’être une femme dans une ferme communale. Traditionnellement, les femmes n’étaient pas autorisées à s’engager dans l’agriculture, en particulier dans l’élevage

Cam 4 SDGs

Tresia bientôt un grand agriculteur !

Ndafa est basé à Oname, dans la région d’Ohangwena en Namibie. Elle exploite une petite parcelle de terre, qui fait partie des terres communales de