Protection de l’environnement tout en éradiquant la pauvreté

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Certains gagnent de l’argent en détruisant l’environnement. Ces jeunes burundais, contrairement, ils gagnent de l’argent en le protégeant.

En effet, il se sont réunis en Association des Ambassadeurs du Climat pour le Burundi vert et propre, AAC en sigle. Lesdits jeunes exercent des activités pour la protection de l’environnement. En même temps, leurs activités sont génératrice de revenus.  

Concrètement, cette association fabrique des emballages en papier. Elle produit également des objets biodégradables de la vannerie. Ayant sûrement compris la notion de diversification, ces jeunes s’investissent dans la culture de légumes, des arbres forestiers et agroforestiers.

L’homme détruit l’environnement

L’AAC veut contribuer à la protection de l’environnement et promouvoir l’entrepreneuriat vert. Ce type d’entrepreneuriat est fondé sur les 3R: Réduction-Réutiliser-Recyclage. Son fondateur Noël Nikobamye affirme que l’AAC  » lutte contre le changement climatique et combat tout acte néfaste à la protection de l’environnement« .

« Des espèces végétaux et animaux disparaissent du jour au jour au Burundi. L’action de l’homme est la cause de cette disparition. Ce mauvais comportement qu’affiche l’homme devant l’environnement fait de lui le premier destructeur« , fait savoir Noël Nikobamye.

Recouvrir la terre déshabilléee

Le projet « Twambike isi » qui se traduit littéralement « Habillons la Terre », a été mis en place par l’association des Ambassadeurs du climat.  Selon Noël Nikobamye, en 2020, plus de 68 000 arbres ont été plantés dans la commune Rusaka de la Province Mwaro, au centre du Burundi.

Le secteur agriculture ne s’en éloigne pas. La même province a vu l’association initiatier la population locale à produire davantage de légumes, tubercules et céréales. Ces productions contribuent à la lutte contre la malnutrition en soutenant un développement durable.

Noël Nikobamye promet que la lutte continue. Ce 18 juin 2021, l’association vient de lancer les activités de préparation des pépinières pour l’année culturale 2021-2022 dans la province de Nyanza-Lac. Selon ce représentant et président de l’AAC, l’activité s’inscrit bel et bien dans le même projet, « Twambike isi ».

Protection de l’environnement : la femme et le jeune y prennent-ils part ?

Assûrément. D’ailleurs, « La place de la famme et la jeunesse dans la protection de l’environnement et la promotion de l’entrepreneuriat vert pour le développement durable » est le thème sur lequel a porté l’ouverture de l’année culturale 2021-2022. Cette cérémonie a eu lieu à Mvugo dans la commune Nyanza-Lac, province Makamba, au sud du Burundi.

Nikobamye affirme:  » Nous avons observé et nous avons constaté que les femmes et les jeunes peuvent jouer un grand rôle dans le développement du pays. Ceci à travers la protection de l’environnement tout en pratiquant l’entrepreneuriat vert, ».

Une bonne action génératrice de revenus

Déployer un projet en faveur de la protection de l’environnement, c’est génial. Développer des activités génératrice autour de ce projet, c’est la cerise sur le gâteau.  Cela c’est un secret qu’a déjà découvert l’association des Ambassadeurs du climat.

L’AAC s’appuie sur le décret N°100/099 du 08 Août 2018 portant Interdiction de l’Importation, de la Fabrication, de la Commercialisation et de l’Utilisation des sachets et d’autres emballages en plastique. L’association a pensé à ce qui peut remplacer les sachets.

La non disponibilité du sachet et d’autres emballages serait un problème sérieux. Il faut trouver une solution avant que les chinois n’interviennent avec leurs sachets biodégradables nouvellement introduits sur le sol burundais.

En matière de transformation, l’AAC fabrique des enveloppes de toutes sortes comme les enveloppes sacs, les emballages biodégradables en papier-carton. Ces emballages viennent remplacer les sacs et sachets en plastique.

« Actuellement, une personne peut produire au minimum 200 pièces par jour et nous avons 8 ouvriers. Nous produisons les emballages qu’on utilise dans les pharmacies, dans les boutiques, dans les alimentations, dans les boulangeries. De mêmem que les emballages utilisables par les vendeurs de bouillie et de ndagala.  A cela s’ajoutent inkoko, ibiseke, intonga, inkangara, et ibivumvu (les noms kirundais que portent certains  objets  biodégradables de la vannerie)« , renseigne Noël.

Noël Nikobamye dit que l’association contribue à la sensibilisation, formation et vulgarisation sur fabrication des emballages biodégradables. Ceci permet de s’alligner avec la situation d’interdiction des sachets en plastique.

A part ces formations et la mise en place de ces groupes d’épargne, ces jeunes font la culture des champignons comestibles. Ces derniers sont extrêmement aimés par la population urbaine et rurale. Cette activité constitue une importante source de revenus.

Du combat inachevé

L’AAC se réjouit de ses avancées en matière de la mise en place de ses projets. Toutefois, les irrégularités financières, matérielles, en formation, ne l’épargnent pas.

« Nous menons des activités nécessitant des moyens. Par exemple, la préparation des pépinières, des visites sur terrain pour faire le suivie de nos activités auprès de nos représentants communals et provinciaux. Mais, comme nous n’avons ni financement ni sponsor, l’AAC Burundi vit au dépend des cotisations et des contributions des members. Ce qui ne suffit pas. De plus, tous les membres ne sont pas des environnementalistes et écologistes. Cela implique l’organisation de renforcement des capacités pour leur fournir un bagage suffisant dans la préservation de l’environnement ». Noël Nikobamye.

L’AAC déplore le manque de matières premières en papiers-cartons et le manque de marchés d’écoulement. Elle s’indigne de la présence des sachets en plastique sur marché qui freinent leurs produits et continuent à dégrader l’environnement.

Noël Nikobamye appelle l’État à les soutenir en leur octroyant les terrains, surtout dans le projet TWAMBIKE ISI. En clair, au-delà des 68 mille plants d’arbres  plantés en 2020,  l’AAC  envisage de planter plus de 10500 plants par chaque commune du Burundi.

La jeunesse est particulièrement appelée à être responsable dans la protection de l’environnement et la promotion de l’entrepreneuriat vert.

« La terre nous a été laissée par nos parents. Nous devons la remettre dans un état meilleur« , conclut-il.

 

Par Dieudonné Ndayizeye

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