L’écriture au service du féminisme africain: initiative de l’AWDF

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Du 15 au 26 novembre 2021, l’African Women’s Development Fund (AWDF) organisait la première édition francophone de l’atelier d’écriture pour écrivaines et féministes africaines. Animé par la célèbre écrivaine camerounaise Hemley Boum, cet atelier virtuel a rassemblé une cinquantaine de participantes originaires d’Afrique francophone. Créativité, passion, talent ; ainsi que engagement, solidarité et féminisme; ont rythmé chacune des deux sessions de cet atelier d’écriture.

Outiller les femmes à s’exprimer au travers de l’écriture créative

Puiser au fond d’elles pour mettre leurs émotions au service de leur écriture créative. Telle a été l’impulsion donnée dès l’entame de la première session par Hemley Boum, animatrice de cet atelier. Elle a su pour l’occasion créer durant chacune des sessions, un espace de sororité rassurant et réconfortant.

En effet, les échanges et expériences partagés ne se sont pas uniquement concentrés sur l’enrichissement des capacités en écriture créative des participantes. Ils ont été l’occasion de renforcer également leurs convictions féministes.

Chaque participante a ainsi été amenée à faire de sa plume, le vecteur de ses émotions et expériences. Le canal de toutes ces réalités qui font d’elle la femme et l’écrivaine qu’elle est ou qu’elle aspire à devenir. Résultat : doutes, douleurs et peurs, tout comme joies, tendresse et passions, ont été retranscrits par les participantes en toute sincérité. Elles ont ainsi acquis de quoi faire résonner leurs voix et aussi celles de toutes les femmes de nos sociétés africaines, à travers l’écriture.

L’atelier a également été marqué par les interventions très remarquées de différentes écrivaines africaines, militantes de la cause féminine. Il s’agit notamment de Beata Umubyeyi Mairesse, Rama Sella Dieng, Axelle Jah Njike et Edwige Dro. Ces écrivaines ont chacune à leur tour, partagé avec les participantes leurs expériences de femmes africaines, écrivaines et féministes.

L’écriture créative, plus qu’un art, une arme puissante pour les femmes

L’écriture a quelques fois déjà dans l’histoire de la littérature africaine, pris des allures d’outil de revendications au service des écrivaines féministes africaines.

En exemple, Une si longue lettre de Mariama Bâ continue d’inspirer les jeunes générations dans la lutte pour l’émancipation des femmes. De même, Chimamanda Adichie a littéralement suscité la naissance d’une nouvelle génération de féministes, à travers ses œuvres dont le célébrissime We should all be feminist.

Des illustrations qui dénotent de la grande capacité de l’écriture à avoir un impact important sur la conscience collective. L’écriture en général et celle créative en particulier, constitue alors une arme de lutte à part entière qu’il convient d’apprivoiser.

Ainsi, encourager les femmes africaines à l’écriture, les prépare à soulager au mieux les maux qui sont les leurs, en se servant de leurs écrits. Un fait qu’ont pu expérimenter les participantes à cet atelier d’écriture.

Chacune d’entre elles a effectivement été amenée à faire l’exercice d’écrire avec transparence et engagement. Une démarche qui a été un excellent moyen de révéler aux yeux des participantes, l’exutoire, le bouclier, l’arme incisive que constitue l’écriture.

AWDF Blog4sdgsOffrir aux femmes la possibilité de retranscrire des réalités qui leur correspondent pleinement

Outiller des écrivaines africaines est définitivement une belle façon de leur donner la possibilité de se montrer sous un autre jour. D’afficher à la face du monde toute leur force, tout leur talent, toute leur résilience.

C’est donner aux femmes la capacité de se raconter avec leurs propres mots, leurs propres émotions. C’est leur offrir plus de moyens d’exprimer ce qu’elles ont envie de voir changer. Leur permettre également de dire ce qu’elles proposent pour une Afrique plus respectueuse des femmes. Une Afrique dans laquelle les femmes pourraient être décrites, lues et écoutées, non pas tel que l’on croit qu’elles sont ou que l’on voudrait qu’elles soient, mais telles qu’elles sont réellement.

Cet atelier d’écriture initié par l’African Women’s Development Fund, ouvre donc la voie à plusieurs écrivaines africaines francophones. Des écrivaines qui pourraient alors s’ériger en porte-drapeaux d’une littérature africaine portée par les femmes et tournée vers les femmes. Elles pourront dès lors au travers d’œuvres littéraires, faire valoir à juste titre leur place sur le continent.

 

Par Elsie Anato

 

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